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petites histoires de eva..................

Le 15 août 2015, 01:04 dans écrivain en herbe 0

 

LA REINE DECHUE   PP 24 - FIN

 

 

Elle pensa à Anya sa jumelle, son dernier coup de fil lui avait valu plus de larmes que le précédent, elle lui disait que leur père les avait récupéré, ils habitaient maintenant dans une maison très grande. Greg était tout le temps malade depuis qu’ils étaient là, elle suppliait sa mère de venir les chercher, car depuis lors, leur père avait changé, il lui faisait des choses horribles avec d’autres hommes qu’elle ne connaissait pas, elle avait très mal et ça se passaient presque toutes les nuits si bien qu’elle n’arrivait plus à s’asseoir. Ross et elle n’allaient plus à l’école, passaient des journées enfermés dans une chambre sans Greg. On venait la chercher toutes les nuits et on la préparait pour assouvir les désirs de ces barbares toutes les nuits, elle avait profité d’un téléphone qui trainait au bout d’un couloir pour appeler sa mère au secours.

De grosses larmes s’écoulaient maintenant des yeux de Maguy, elle appela sa mère la suppliant de lui pardonner toutes ses mauvaises actions, et sombra véritablement dans un profond coma. Elle s’éteignit deux jours plus tard, son corps n’étant réclamé par personne, fut plus tard confié aux autorités qui l’inhumèrent au cimetière public.

Léna était en larmes, elle hoquetait tant elle avait pleurée, elle n’avait jamais eu cette version de l’histoire, de la vie de sa tante. Elle voulut savoir ce qui était arrivé aux enfants, elle était toute retournée, elle se demandait comment on pouvait souffrir autant.

Elle n’eut pas besoin de poser la question, Nina continuait son récit, ceux qui s’approvisionnaient en eau avait presque tous finis et étaient étonnés de voir deux jeunes personnes, qui passaient des larmes aux embrassades et au bavardage qui ne semblait pas finir. Une bonne âme prit soin de remplir leurs récipients qui trainaient maintenant de côté, laissant la place aux autres personnes, qui étaient eux aussi taraudés par leurs soucis quotidiens.

-Tu vois reprit Nina, après avoir respiré profondément, elle a eu besoin de liberté et ne supportait plus la pauvreté de ses parents, mais qu’est ce qu’elle a eu à la fin ? Elle n’a même pas eu un enterrement décent ; elle qui aimait tant ses enfants n’a pas pu les libérer des souffrances traumatisantes à vie, qui les ont été administrés par leur propre père.

Ross a tellement été marqué, qu’il n’a jamais pu être scolarisé, il séjourne en permanence dans un hôpital psychiatrique, ou erre dans les rues dans lesquelles  il dort lorsqu’il retrouve des moments de lucidité, après ses séjours à l’hôpital.

Après un léger soupir, elle continua les larmes aux yeux qui marquaient une douleur, qu’elle avait longtemps refoulée.

Un matin une odeur nauséabonde m’avait fait entrée dans une des pièces isolées de la maison de mon père, j’ai retrouvé Greg amaigri, défiguré, sans vie, il l’était surement depuis longtemps, mais cela ne semblait nullement émouvoir les habitants de la grande maison même pas les employés. Les cris n’alertèrent personne, j’ai essayé de le prendre dans mes bras, mais des morceaux de sa peau mêlée de chairs et de liquides me restaient sur les bras. Il fut inhumé ce même soir, mais on ne nous dit pas ou et on ne nous permis même pas d’y assister.

Les nombreuses séances de violence sexuelle, m’avaient anéantie, je perdais du sang toute une nuit, lorsque mon père décida qu’on m’emmène à l’hôpital. J’étais complètement détruite, mes parties génitales incomplètement formées avaient pris un coup, le plus dur pour moi avait été de supporter les assauts sexuels de mon propre père. Après un temps passé à l’hôpital ou ni mon père, ni son épouse ne me rendait visite, ni même le personnel hospitalier, alarmé pourtant par mon état ne prenait aucune initiative pour prévenir les autorités, je m’enfuis un matin. J’ai erré dans toute la ville, passée des nuits dehors, à la belle étoile. Pour manger j’ai fouillé des poubelles, j’ai aidé des femmes qui vendaient de la nourriture en lavant les assiettes, servant et desservant les clients. C’est par un pur hasard que j’ai rencontré tante Emma ta mère, je lui ai raconté mon histoire, je lui ai décrit ma mère elle a tout de suite reconnu sa sœur ainé qui avait défié ses parents, allant chercher le bonheur ailleurs.

Regarde-moi Lena, je n’ai rien d’une femme, seul le physique apparent, je ne peux pas faire d’enfant, on m’a enlevé les organes de reproduction qui étaient sévèrement entamés par les sévices sexuels que j’ai subi, parce que ma mère n’était plus là pour nous protéger, nous ses enfants adorés. Elle qui avait un souci de liberté et de bonheur matériel tu as vu là où ça l’a mené, là où ça nous a tous mené.

Tante Emma fut impressionnée ce soir-là, mais ne dit mot, Léna servait les clients avec soin et aidait sa mère en prévenant d’avance tous ses gestes, elle servait et desservait, lavait, rangeait et aidait sa mère à tourner et à retourner les beignets appétissants qui cuisaient doucement sous le feu brulant, semblant attendre avec impatience  qu’on les déguste.

 

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Le 20 juillet 2015, 01:09 dans écrivain en herbe 0

LA REINE DECHUE

PP 19 - 24

Six longs mois étaient passés, elle avait fait des économies à l’insu de Jennifer, et s’était trouvé un appartement dans un autre quartier aussi huppé que celui où elle vivait. Elle s’était habituée au luxe, et ne rencontrait que les hommes de la haute classe. Elle avait réglé le loyer pour une année et avait mis de l’argent de côté dans un compte d’épargne.

Elle venait d’avoir vingt et six ans, lorsqu’un matin Jennifer la mit à la porte, car elle refusait de mettre un terme à la grossesse qu’elle portait, toute sereine, elle se sépara d’elle en la remerciant d’avoir été là pour elle. Jennifer ne répondit pas, campant avec un air de défi sur sa position croyant ainsi la faire changer d’avis, car elle savait que son amie n’avait nulle part ou se réfugier et surtout personne pour la recueillir. Mais Maguy s’en alla et s’installa dans son appartement qu’elle avait réservé depuis quelques temps. Elle seule savait qui était le père du bébé qu’elle portait en son sein, ce bébé qui lui donnait la force de prendre des décisions favorables à son futur. C’était le seul d’entre tous qui l’avait prise par la voie normale, la couvant d’un regard plein d’amour lorsqu’il allait et venait en elle.

Deux longues années étaient passées, elle n’avait pas de nouvelles de sa famille, elle était mère de jumeaux, un garçon et une fille, qui étaient tout pour elle. Elle fit des achats, sacs de riz, poisson, viande et diverses autres choses qu’elle savait plaire à ses parents et à ses frères et sœurs, décida ensuite d’aller s’excuser auprès d’eux pour sa conduite passée. Elle démarra la voiture que lui avait offerte le père des enfants comme cadeau d’accouchement. Elle arriva dans son ancien quartier toujours si pauvre, triste et miteux. Elle trouva son père toujours assis sur la véranda, comme la dernière fois, il avait pris de l’âge ou était malade, elle le trouvait vieilli, amaigri et affaibli.

-         Bonsoir papa, dit-elle d’une voix tremblante.

-         Bonjour Maguy, répondit-il avec force comme s’ils s’étaient séparés la veille.

-         Je suis juste venue vous saluer parce que ça fait longtemps.

Son père ne dit mot, et elle continua :

-         Mama n’est pas là ? interrogeât –elle

-         Va-t-en Maguy, cria-t-il de toutes ses forces. Si tu es venue m’achever comme tu as tué ta mère tu ne pourras pas, je t’ai renié depuis longtemps. Ta mère est morte de chagrin deux mois après ton départ de la maison, tu n’étais pas au courant ?

Elle resta interloquée, ne dit mot ensuite descendit toutes les provisions de la voiture. Elle  les posa sur la véranda, prit une enveloppe contenant de l’argent, la déposa près de son père et elle s’en alla sans demander ce qu’il était advenu de ses jeunes frères et sœurs. Elle conduisit machinalement jusqu’à chez elle. Lorsqu’elle entra, elle serra très fort ses deux enfants contre elle et pleura amèrement.

Elle se releva deux heures plus tard, car elle devait s’apprêter, elle devait accompagner le père de ses enfants au palais présidentiel, pour la soirée de Gala marquant la fête de l’indépendance de son pays. Elle fit venir l’esthéticienne et le coiffeur, qui après les soins divers l’habillèrent de la jolie robe et des accessoires divers bijoux, sacs, qui lui avaient été ramenés des États – Unis pour l’occasion.

Les jumeaux avaient maintenant six ans, lorsque  Maguy se rendit compte qu’elle attendait  de nouveau un enfant. Cela rendit fou de joie le père qui fut encore deux fois plus comblé lorsque l’échographie confirma qu’elle attendait un garçon. Il lui proposa d’aller accoucher aux États – unis, elle fut tentée mais s’inquiétait pour les jumeaux, ne sachant surtout pas à qui elle allait les laisser en son absence, elle n’avait pas de véritables amis, et avait définitivement coupé les ponts avec sa famille. Il lui proposa de prendre les enfants chez lui en son absence, il engagerait une personne pour s’occuper d’eux jour et nuit. Elle fut tentée, mais rejeta vite l’idée d’aller accoucher au loin et préféra rester près de ses bébés.

Le père de ses enfants était un membre très influent du gouvernement ; on le disait très proche du chef de l’état, il était marié mais malheureusement son épouse ne lui donnait pas d’enfant. Les premiers étaient ceux qu’elle lui avait faits, et qu’il avait acceptés avec joie. Mais il se murmurait dans les milieux qu’elle fréquentait que sa femme n’était pas du tout stérile, mais qu’elle accouchait chaque année des enfants qui étaient offerts en sacrifice pour des pratiques occultes. Elle rétorquait pour se rassurer elle-même, que c’était des commérages de jaloux, mais préféra tout de même se méfier en ne laissant pas ses enfants seuls.

Elle pensa maintenant, qu’elle n’avait jamais passé une nuit pleine avec lui, même lorsqu’ils faisaient des voyages ensemble, il trouvait toujours des raisons pour ne pas se retrouver avec elle, au-delà de minuit. Ils avaient des accords tacites depuis leur rencontre, elle n’y avait jamais rien trouvé à redire et lui avait toujours remis ses urines et ses excréments aux heures et lieux convenus, n’avait jamais posé de question quant à leur usage, se contentant de l’aisance matérielle qui lui était offerte. Elle ne se souvenait plus de la dernière fois ou elle avait utilisé les toilettes pour ses besoins intimes, car la moindre urine ou autre devait être collecté soigneusement.

Elle mit au monde quelques mois plus tard, un beau petit garçon qui la combla de joie et émerveilla son père, qui lui donna son nom. L’accouchement l’avait tellement affaibli, que sept mois après elle ne reprenait toujours pas ses formes. Elle se fit consulter, fit des examens qui lui confirmèrent qu’elle souffrait profondément, elle était séropositive, mais avait encore un taux d’immunité ne permettant pas qu’elle soit soumise au traitement par les antirétroviraux. Elle fit part de la situation au père des enfants, et tout se compliqua, il devint irrégulier, elle accusa des mois de retard de loyer et finit par être expulsée de son joli appartement du beau quartier ; la plupart des meubles furent retenus par les anciens propriétaires. Elle trouva une chambre dans un quartier plus pauvre que celui dans lequel elle avait grandi avec ses parents, fut obligé de vendre la voiture pour subvenir aux besoins quotidiens et s’acquitter d’une année de loyer . La situation aidant, sa santé se détériora rapidement, le père des enfants ne répondait pas au téléphone, lorsqu’elle utilisait un autre numéro que le sien il lui criait au bout du fil que tout ce qu’il voulait c’était les enfants, le reste il ne s’en occuperait pas. Elle essaya de passer par ses amis pour lui faire entendre raison, mais eux préféraient rester neutre sachent quelle position il occupait dans le sérail. Elle se sentit abandonnée et sombra, une quinte de toux s’ajouta à la fatigue exténuante qu’elle trainait depuis plusieurs mois. Malgré les divers antitussifs et les décoctions, elle s’écroula un matin alors qu’elle s’apprêtait à aller à l’hôpital pour un rendez-vous avec son médecin. Les enfants pleuraient, ils n’avaient rien mangé depuis l’avant-veille. Un passant épris de pitié la mit dans un taxi et elle fut déposée sur un brancard, à l’entrée de l’hôpital qui s’occupait des tuberculeux.

Elle vomit tout le contenu de son gavage fait quelques instants plus tôt. Le personnel s’était cotisé. Ce qui avait permis qu’on achète des yaourts ainsi que des bouteilles d’eau minérale, mais elle semblait rejeter volontairement tous les aliments qui lui étaient administrés, comme si elle voulait s’en aller à tout prix............

 

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Le 5 juillet 2015, 14:27 dans écrivain en herbe 0

LA REINE DECHUE

PP 12 - 19

Elle avait déjà eu l’occasion de l’apercevoir une fois dans les couloirs de la maison, mais elle ne savait pas qu’un jour, elle serait directement son interlocutrice, il était si beau, elle l’avait vu plusieurs fois à la télévision, mais n’étant pas au courant de l’actualité, elle ne savait plus s’il était Ministre ou Directeur, mais il était quand même un homme influent, tout son être en dégageait, elle n’arrivait même pas à soutenir son regard. On les laissa seuls. Elle resta prostrée timidement près de la porte. Il lui demanda d’un signe du doigt, de s’approcher ce qu’elle fit en tremblant, il s’approcha d’elle et enroula ses cheveux dans ses doigts.

-         Tu es si belle, nous allons faire de bonnes choses ensemble, lui susurra-t-il à l’oreille.

Il passa ensuite sa langue sur les lèvres de Maguy, qui se détendit et s’assit, elle lui lança un regard langoureux et provocateur, semblant l’encourager à aller plus loin, elle lui offrit ses lèvres , il s’en empara avec dextérité la baladant quelques instants dans un baiser expérimenté.

Il se dégagea d’elle content d’avoir pu la soumettre à lui, il se leva entra dans une pièce, elle supposa que c’était les toilettes, elle arrangea ses cheveux, lissa sa jupe qui s’était défroissée et attendit, lorsqu’il revint quelques instants plus tard il semblait ne plus être le même homme, il était nu comme un ver, avait un regard hagard, elle senti un froid glacial envahir tout son être, mais elle ne voulut pas montrer qu’elle avait peur.

-         Tu ne t’es pas mise à l’aise ? lui demanda-t-il d’une voix suraiguë.

-         Non répondit – elle, avec une voix quasi tremblante.

Elle se mit machinalement à ôter ses vêtements. Elle voulut aller aux toilettes.

-         C’est pourquoi demanda-t-il d’une voix forte ?

-         Pour me mettre à l’aise, murmura-t-elle gênée.

Il lui demanda de ne pas bouger et lui demanda de faire devant lui tout ce qu’elle souhaitait y faire, il traça une sorte de triangle au milieu de la pièce avec une poudre rouge d’aspect, il s’y allongea sur le dos, l’invita à le rejoindre, elle était comme hypnotisée, elle s’avança et s’assit sur lui.

-         Fais sur moi ce que tu voulais faire aux toilettes, ordonna-t-il.

-         Je voulais faire pipi, répondit-elle intimidée.

-         Fais le sur moi, rétorqua-t-il. Commence par mes pieds jusqu’à ma bouche.

Elle était comme tétanisée, mais s’exécuta. Elle se redressa écarta ses jambes, il murmurait des paroles incompréhensibles comme une sorte de litanie, il semblait être dans un état d’excitation intense. Elle commença à uriner en dirigeant le jet de ses deux pieds jusqu’à sa bouche, il en recueillit dans ses mains pétrit la poudre qu’elle contenait s’en frotta le sexe qui était dur et tendu comme un bâton de fer.

-         Mouille-le, gronda-t-il d’une voix suraiguë avec un regard ordonnateur.

-         Je ne l’ai jamais fait, je ne sais pas quoi faire, répondit –elle d’une voix à peine audible, les larmes coulant le long de ses joues.

-         Suce le, avec ta bouche mets beaucoup de salive et tu le frottes entre tes mains, lui dit –il dans un état second.

Elle s’exécuta en tremblant, dans un état second elle n’avait jamais imaginé faire ça un jour, mettre cet organe dans sa bouche et surtout imprégné de ce produit qui avait un gout et une odeur abominables.

Il se releva d’un bond la retourna à quatre pattes. Elle sentit une douleur profonde la tenailler de l’anus jusqu’à ses entrailles et il haletait si fort en proférant des paroles incantatoires et lorsqu’il put jouirenfin, il se retira d’elle brutalement et arrosa sa semence aux différents coins du trianglequ’il avait tracé auparavant, il l’abandonna là sans lui jeter un regard et s’enferma aux toilettes.

Elle attendit la suite toute tremblante et tenaillée par la douleur qui sortait de tous ses pores. Il revint quelques instants après, sans un regard pour elle il jeta une enveloppe à côté d’elle et s’en alla. Elle se rhabilla prit l’enveloppe, qui était vraiment épaisse, comme un zombie, elle alla tout droit dans sa chambre, se lava vigoureusement la bouche pendant près d’une demi-heure, elle vida tout le flacon d’antiseptique pour la bouche, elle faillit ajouter de l’eau de javel et s’abstint à la dernière minute. Pendant de longues minutes elle se frotta doublement le corps, comme si elle voulait y effacer tout ce qui s’y était passé, mais la douleur lancinante qui tenaillait son anus  lui rappelait sans cesse tous les moments de cet épisode. Jenny arriva quelques instants plus tard.

-         On te cherche partout qu’est ce qui se passe ? demanda-t-elle d’un ton grondeur.

-         Mais jenny… elle ne put terminer sa phrase et se mit à pleurer toutes les larmes de son corps.

Elle avait cru un instant que c’était pour compatir que son amie l’avait rejoint, mais elle lui reprochait plutôt d’être partie, pourtant elle était demandée par d’autres clients. Jennifer prévint Maguy de ne plus recommencer à jouer les midinettes, prit l’enveloppe et ressortit aussitôt en claquant fortement la porte de la chambre.

Le même scénario recommença le lendemain, impliquant plusieurs autres acteurs qui n’en voulait qu’à son anus, et qui à la fin lui refilaient des enveloppes de plus en plus épaisses, qu’elle avait même du mal à transporter.

-         Qu’est ce qui se passe ? demanda-t-elle à celui-là qui avait insisté pour passer la nuit avec elle hors du domicile de Jennifer et doublant ainsi la mise quant au cout à payer.

-         Tu m’as senti ? demanda-t-il d’un air goguenard ?

Elle ne répondit pas, et s’assit toute interloquée sur le lit. Le sommeil avait disparu complètement, elle était glacée par la peur et n’arrivait pas à parler. Quelques instants plutôt, elle avait sursauté de son sommeil, s’était retournée d’un coup et avait surpris son compagnon d’une nuit, les deux paumes de mains tournées vers elle, en train de faire des incantations avec une langue incompréhensible.

-         Tu pries souvent ? lui demanda-t-il ?

-         Oui mais hier soir j’ai oublié de le faire, murmura-t-elle.

-         Il y’a quelque chose en toi qui n’est pas bon, je n’ai jamais fait des cauchemars en dormant avec une fille comme cette nuit, j’ai brulé une église, esquivé deux accidents, c’est trop pour une seule personne, qui es-tu ?

Maguy ne répondit pas et se mit à pleurer, et alla s’enfermer dans la salle de bains où elle resta jusqu’à la pointe de l’aube, et put s’enfuir sans rien prendre de cet homme qui lui avait fait la peur de sa vie. Elle marcha à pied jusqu’à la maison car n’avait pas d’argent pour se payer un taxi.

Un soir elle fit les comptes, elle tenait trois millions de francs CFA entre ses mains mais qui n’effaçaient pas cette douleur à l’anus, qui l’obligeait à faire des bains de siège qui lui procuraient souvent un peu de réconfort......................................

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